Sans doûte la série la plus connue de l'auteur, celle qui lui a offert une renommée internationnale, Love Hina est non seulement un manga romantique et humoristique de qualité, mais aussi une série animée très réussie.

Tout commence par ces mots : "Tu sais que quand deux personnes qui s'aiment se retrouvent à Tôdai, elles sont heureuses pour toujours? Quand on sera grands on ira à Tôdai ensemble." Voilà ce que Keitaro et une mystérieuse petite fille se promettent. Mais les deux enfants se voient contraints de se séparer. Nous nous retrouvons 15 ans plus tard, Keitaro a 19 ans et tente depuis deux ans d'entrer à Tôdai, sans succès... (Tôdai est l'université la plus réputée de tout le Japon, située à Tokyo) Keitaro a tout du type complexé. Célibataire, une moyenne de 48 sur 100 à ses examens, aucun succès avec les filles, et sans amis. Les seuls moments agréables de sa vie furent ceux partagés avec la petite fille de la promesse, mais pour couronner le tout, il ne se souvient plus du nom de cette dernière et ne l'a pas revu depuis toutes ces années. De plus, ses parents l'ont mis à la porte. Pour étudier, il va donc trouver refuge dans une petite ville balnéaire, où sa grand-mère dirige une pension, la pension Hinata.

A son arrivée il trouve le lieu désert. Poursuivant ses recherches, il tombe sur des bains à ciel ouvert, et décide de s'y baigner. Mais sa petite séance de relaxation est troublée par l'apparition d'un jeune fille, vêtue d'une simple serviette. La demoiselle ne semble pas être gênée par la présence de Keitaro, mais change d'avis bien vite lorsqu'elle met ses lunettes et se rend compte que la personne qu'elle prennait pour une de ses amies est en fait un garçon. Choquée, elle hurle de toutes ses forces au pervers et Keitaro ne peut que prendre ses jambes à son cou. Malheureusement ses gaffes vont continuer jusqu'à ce qu'il soit bloqué, cerné par 5 filles très remontées. Mais malgrés ses explications, les jeunes filles le frappent et lui donnent une bonne correction, pour ensuite lui annoncer que la pension est devenue une pension exclusivement féminine.

Keitaro sous le choc, est soulagé de voir apparaître sa tante Haruka. L'heure des explications est venue et Naru, la fille des bains, s'oppose très fermement à ce que Keitaro reste à la pension, malgré le fait que la grand-mère soit partie faire le tour du monde à la recherche d'un petit ami depuis plus d'un an, et qu'il n'y a donc plus de gérant. Mais la donne change quand sur un malentendu, les filles apprennent de la bouche d'Haruka, que Keitaro est étudiant à Tôdai. Elles décident donc sous ses "nouveaux" charmes et à la quasi-unanimité d'accepter Keitaro à la pension Hinata, à la condition même qu'il ne recommence pas ses actes de perversion...
Love Hina paraissait dans le magazine de prépublication japonais, Shukan Shônen Magazine, des éditions Kodansha. La série est composée de 14 volumes de 200 pages environ. La publication a commencé en 1999 au Japon, et en janvier 2001 en France. Puis la BD fut adaptée en dessin animé (produit par TV Tokyo , réalisé par le studio Xebec) comprenant 24 épisode, plus 3 OAV et 3 épisodes spéciaux. Celui-ci reprend la trame principale de l'histoire originale tout en y apportant des nouveautés. Ainsi on voit apparaitre de nouveaux personnages (Kentaro et Mei par exemple) et certains épisodes sont complètement originaux par rapport à l'histoire du manga. Par la suite de nombreux produits dérivés sont sortis, tels que des arts-books, des CD, ou encore des jeux...
Le manga est édité en France par Pika Edition. L'adaptation est de qualité pour ce qui concerne la couverture (volante) fidèle à l'originale, le papier plutôt épais, et l'encrage presque sans imperfections. Les onomatopées se fondent bien dans les dessins, bien qu'on aurait pu préférer les onomatopées originales traduites en dessous de la case. Le dessin de la tranche de la couverture n'est pas le même que l'originale, qui avait l'avantage une fois réunis les 14 volumes de présenter la quasi totalité des personnages. Le format est aussi légèrement plus grand que l'original et le logo fidèle à la VO. A noter que le logo "Love Hina" inscrit sur la tranche n'est pas le même sur les deux premiers volumes que sur les autres. Sur les deux premiers les lettres sont les unes au dessus des autres, alors que par la suite ce n'est que le logo normal mis à la vertical (pour lire on doit donc pencher la tête ; ). La tranche de la couverture est donc moins fidèle à l'originale et s'autorise quelques libertés à partir du troisième volume. A noter aussi la présence d'un lexique au début de chaque tome, reprenant les termes japonais ou nom propres peu communs dans nos contrées.
Maintenant je vais vous parler de la traduction. C'est sur ce point que ça se gâte. En effet les traducteurs de Pika Edtion ont pris le parti de faire une traduction assez "djeun's". Les familiarités et grossièretés fleurissent dans la bouche de nos héros. Ayant personnellement lu le manga à l'époque dans une version anglaise de qualité, faite par des fans, j'ai été surpris de voir, par exemple, Naru lancer des "t'es con", "j'sais pas", ou "fous-moi la paix!". On peut trouver ça bien ou ne pas y faire plus attention, mais je ne pense pas que ça soit fidèle à l'original... Mais bon, même si on a du mal à s'y habituer, cela ne gâche en rien les qualités propres du manga.
Pour voir à quoi le manga ressemble, en voici quelques pages. (Images : Pika).
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Il existe aussi une version luxe colorisée, en japonais. Portant le nom de Iro Hina, elle est distribuée par l'éditeur français, que je vous proposerai de découvrir bientôt dans un dossier spécial.
Déclic Images édite quant à lui l'anime, en un coffret de 5 DVD, avec un doublage français et / ou les voix japonaises avec sous-titres selon les versions. Les trois épisodes spéciaux (l'épisode 25, et les épisodes Spring et Christmas) peuvent être trouvés à part, ou dans le coffret censé regrouper l'intégralité de la série, mais qui ne contient pas les trois OAV Love Hina Again qui donnent une réelle fin à l'anime. Ceux-ci ne sont en effet toujours pas disponible en France. Le design de la série animée est lui assez éloigné du style de Ken Akamatsu, et change encore pour les OAV Love Hina Again. En ce qui concerne les DVD, l'image est vraiment de bonne qualité, les bonus plutôt intéressants bien que très classiques (croquis, illustrations, etc) et les menus sont agréables. Le son est en Dolby Digital 2.0, et peu de bugs sont à signaler mis à part quelques sautes d'images.
Voici quelques captures d'écran de la série animée. (Images : Déclic Images).
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